Le Tour du Burkina Faso 2003
La dévouverte
Un point après la 5ème étape
Bonheur et Malheur
Le Tour se termine
Galerie Photos...


.: Tour du Faso 2003 : La dévouverte :.

    Il est 18h, le soleil se couche sur cette première journée de course du tour du Faso. Ce soir nous couchons en bivouac au milieu de la savane non loin de Kaya, une ville à 150km au Nord est de Ouagadougou la capitale, terme de cette première étape.

Ambiance de colonie de vacance...à l'Africaine. Toutes les équipes sont rassemblées, chacune à sa tente, les repas sont pris en commun sous l'oeil intéressé des vautours à l'affut de restes, les douches et WC...je vous laisse imaginer. Que dire de cette première étape sinon que c'était celle des découvertes. Découverte de la course, son ambiance son déroulement... Découverte des adversaires, de la route de la chaleur.

La Course : Débridéee et très rapide sitôt le départ donné, le rythme ralenti progressivement au fil des kilomètres et de la fatigue accentuée par la chaleur et le vent de vent face continuel, l'harmatan, sur ces interminables lignes droites.

Les Routes : Comme je le disais déjà ci-dessus les lignes droites (ou plutôt La ligne droite de 100km) sont interminables et tout en faux plat. Ceci étant elles sont, du moins aujourd'hui, larges et en bonne état sans aucuns de ces pièges à cyclistes que sont giratoires et autres ilots. Le seul danger étant cette chèvre qui sur un coup de tête se décida à traverser le peloton. Heureusement sans mal ni pour elle, ni pour nous.

La Chaleur : Voilà les chiffres bruts enregistrés par le polar de Jérome, ils sont éloquents: Température moyenne 32°C - Maximale 40°C et ce malgré un départ "à la fraîche" sur les coups de 8H. Et pas la peine d'espérer un brin d'ombre...dans la savane il n'y en a pas.

Les Adversaires : Très rapidement nous avons compris qu'il ne fallait pas compter sur les africains pour faire vivre une échappée. Aujourd'hui la plupart de ceux présents dans le groupe de 20 coureurs parti dès le 10e km n'auront pas été une seule fois prendre un relais. Tout le poids de la course est laissé aux Européens. Il faut dire que la différence de niveau entre la plupart des équipes Africaines et les équipes Européennes (France, Belgique, Hollande) est flagrante, seul quelques Burkinabé et Camerounais arrivant à tirer leur épingle du jeu.

L'Ambiance : Un public enthousiaste et nombreux dans chaque village traversé, à se demander d'où viennent tous ces spectateurs alors que seules quelques habitations sont visibles. Au départ et plus encore à l'arrivée c'est carrément du délire surtout lorsqu'un Burkinabé arrive, comme aujourd'hui, à décrocher une belle place.

Allez, sur ce je vous laisse et vais tacher de m'endormir bercé par les senteurs de plantes inconnues et le chant des cigales et des grillons...


Michel KAUFFMANN & Jérome AMMAN